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La lampe d'Aladin

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En chacun de nous vit un génie…

Qui n’a pas un jour espéré rencontrer sur sa route un bon génie qui réaliserait tous ses vœux? Frotte… Frotte…Frotte… Et oups! Voilà, tout est réglé…Les désirs sont réalisés…En un seul instant la vie vient favorablement de changer : l’amour, la richesse, la santé, la joie de vivre… Fiston est heureux, la belle-mère aussi et vive la vie!

Je n’ai rencontré à ce jour, aucune personne qui a vécu ainsi un tel conte de fée. Je vais vous surprendre toutefois, mais Aladin existe vraiment!

Invités que nous sommes, au Grand Bal masqué de la vie, il est impossible de reconnaître le bon génie qui, silencieux, observe nos pas. Il ne peut intervenir. Il est juste là. Il attend, ses bras croisés, une opportunité afin de se manifester pour nous aider à apprendre à valser, avec grâce et beauté… loin de l’anxiété.

Comme la plupart des invités, aveuglée sous la limite de mon loup, j’ai passé de nombreuses années à errer dans cette salle de bal, dont je ne voyais plus la beauté, cherchant le bonheur entre midi et quatorze heures.

Un jour, j’ai trébuché. Étourdie, je me suis assise. Essoufflée et découragée, j’ai prié et demandé de l’aide. J’avais si mal aux pieds. J’avais tant fait d’efforts pour suivre la cadence des invités masqués, que je m’étais subtilement usée et maladroitement blessée. « J’ai tant dansé, j’ai tant sauté…j’en ai décousu mon soulier».Le beau costume que je m’étais cousu n’en pouvait plus et… moi non plus!

Inconfortable, portant haillons et sans talon, acceptant de suivre mon intuition je sortis au jardin pour respirer. C’est alors que le miracle se produisit. Je me félicitai plus tard de m’être écoutée!

Traversant la grille entrebâillée, un coup de vent emporta mon loup. Je sursautai. Puis, un doux brouillard m’enveloppa, habituée que j’étais à la lueur de la salle de bal à l’éclairage feutré j’eus mal à regarder. Des odeurs de souffre et de jasmin parvinrent jusqu’à moi, m’enivrant juste assez pour m’animer et me stimuler à chercher la voie, qui me guiderait vers la clarté…

Les yeux encore rougis d’avoir pleuré la perte, le détachement non accepté de mon bel habit, je vis poindre au sein de ce jardin, un rayon de soleil apaisant.

Devant moi une forme se dessina, drapée de soie cousue de fil d’or. Celle-ci s’adressa ainsi à moi : « Je suis le maître qui vit en toi ». Un magique moment! J’avais trouvé un bon génie! Pourtant, je me sentis toute petite et tremblante devant lui. Il était de grande stature, l’œil brillant et rayonnant, d’un sourire réconfortant. J’eus peur de sa Beauté. J’eus le goût de le fuir, mais trop fatiguée, je restai à l’écouter.

Il se mit à m’enseigner : l’amour, la sérénité, le LÂCHER PRISE, la compassion, la sagesse en devenir… Le temps n’existait plus. J’étais heureuse et ravie. De ses connaissances, je m’enrichis.

Il me parla durant des lunes. Je l’écoutais avec respect la nuit, le jour, car bavard il était.

Un jour, il me remit crayon et papier, une lanterne et des clés. Il me dit que je devais maintenant expérimenter et partager... Il me rassura, car conseiller il demeurerait. Il m’expliqua qu’en chaque personne l’un de ses amis vibrait. Il me demanda de raconter ses enseignements, afin que, comme moi, d’autres puissent accéder au pouvoir de transformer leur réalité.

Quels merveilleux moments. Je n’ai point oublié. Ce n’était point un voyage au pays des fées.

Depuis, puisque maintenant je circule sur la voie du bonheur et de la vie, je distribue des lampes aux gens que je croise pour leur faire penser qu’en eux vit un merveilleux géni et que comme moi, s’ils veulent l’écouter, ils en seront que mieux informés sur eux-mêmes. Donc, démasqués et renforcés, ils danseront avec la vie, sabots d’or aux pieds et heureux dans leur nouvelle liberté...

Oups! J’allais oublier. Je vous convie au Bal du Lâcher Prise. Vous y êtes invité, sans faste et tel que vous êtes. Vous aurez « Beloeil » et nouvelles chaussures vous seront présentées, dont vous seul choisirez la pointure, pour au départ continuer de danser cette fois, accompagné, de votre bon géni maître et complice en votre destinée.

L’itinéraire pour vous rendre au bal: participer au stage-atelier.

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Réalisation: Anne Colas